La crise n’est pas qu’économique !
" Depuis quelques années déjà, les pouvoirs publics jouent la division de la représentation des entreprises de transport routier. Avec succès, comme l’a démontré une nouvelle fois en décembre 2009 la signature par une seule organisation professionnelle d’un accord salarial rejeté par les entreprise" rappelle en préambule la FNTR qui pour des raison de réunion en interne ne pourra se rendre à l'invitation de Dominique Bussereau au point d'étape sur les Etats généraux, mais xompte tout de même faire "son" bilan.
Se faire entendre à Bruxelles
Elle poursuit : "Dès janvier, la FNTR a tiré les enseignements des événements de décembre. Elle s’est d’autant plus résolument engagée dans le renforcement d’un lobby routier légitime à défendre et à promouvoir les intérêts des entreprises de transport routier. L’action est menée dans quatre directions : donner au transport routier la place première qui lui revient dans la chaîne transport et logistique, faire davantage entendre la voix des entreprises françaises à Bruxelles, clarifier la représentativité des différentes organisations professionnelles du transport et de la logistique, conforter la place et le rôle de la FNTR représentative des entreprises routières de toutes tailles et de toutes spécialités, aux activités diversifiées."
Crise + crise
"L’action engagée a commencé à porté ses fruits : la FNTR a élargi son spectre d’adhésion, du plus grand groupe à la TPE, confortant ainsi son rôle de leader dans le transport routier. Le renforcement de son leadership devait naturellement être concrétisé par une réforme interne. Cette réforme a été approuvée par l’assemblée fédérale réunie ce jour. Elle vise principalement à conforter la dimension historique de la FNTR, fédération de syndicats, représentant les PME et prendre en compte les évolutions récentes en facilitant les conditions d’accueil de toutes les typologies d’entreprises et mettre en œuvre les règles de transparence posée par la loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale. A cet effet, le conseil fédéral et le conseil national de la fédération sont regroupés au sein d’un conseil national constitué de deux collèges issus des syndicats départementaux et régionaux représentant les PME, les TPE et les métiers, et des entreprises de plusieurs centaines de salariés. Le conseil de direction, composé de 15 membres, sera élu par l’assemblée fédérale."
Un ministère dédié aux seuls transport
"A l’occasion du vote de la réforme, Jean-Christophe Pic, Président de la FNTR a dit : « La réforme d’aujourd’hui est pour nous importante. Elle nous permet de conforter notre leadership et notre représentativité. C’est surtout une bonne nouvelle pour le lobby routier et nos entreprises ». La FNTR a également abordé, au cours de cette journée, les dossiers professionnels d’actualité. A l’issue de ses travaux, et dans la perspective du remaniement gouvernemental annoncé par le Président de la République, la FNTR réclame le rétablissement d’un ministère de plein exercice en charge des transports seul capable de mettre en œuvre une véritable politique des transports et de peser efficacement dans l’intérêt des entreprises de transport.
Un camouflet de plus
En conclusion de l’assemblée fédérale Jean-Christophe Pic, Président de la FNTR a déclaré : « A la crise économique et à la crise de considération que connaissent nos entreprises s’ajoute une crise de gouvernance qui aggrave nos difficultés. Dans ce ministère du développement durable devenu super ministère de l’environnement, l’économie et l'emploi, l'Europe, ne sont plus pris en compte et sont même méprisés".« Le dernier épisode en date -celui du 44 tonnes 6 essieux- illustre cette crise de gouvernance. Dans un tel contexte, où la communication prime sur l’action, sur quoi de concret et d’immédiat pourraient bien déboucher les Etats dits Généraux ? » a-t-il conclu."
- "Quand on parle de division des organisations professionnelles, ce n'est pas le gouvernement qui organise la division. En 2005, la FNTR a refusé de rejoindre l'UPR qui aurait fédéré tout le transport routier mais...il aurait fallu composer avec d'Otres..."
Par Rebelle (09/07/2010) - "A part ouvrir sa gueule pour ne rien dire... la FNTR sert-elle vraiment à quelque chose puisqu'elle ne participe même pas aux états généraux, on peut se poser la question !"
Par azerty (08/07/2010)

A la une
Tout le monde pleure pour avoir des camions
(Rediffusion du 26 juillet 2010) Si ce n'est pas une reprise, cela y ressemble. Depuis quelques semaines, chargeurs et commissionnaires s'affolent : plus moyen de trouver de camions... Les transporteurs en profitent pour devenir plus exigeants sur les prix. Même si cela ne dure pas, c'est toujours ça de pris.
Bussereau-FNTR : un partout la balle au centre
Sur les stades de football, on s'envoie des noms d'oiseaux à la figure sans scrupule. Entre le ministère des Transports et la FNTR, les échanges sont plus policés mais tout aussi viriles. En témoignent ces courriers où derrière le vernis, on devine une inimitié qui ne se cache même plus.
Mettre la pression sur les patrons
Personnage charismatique du syndicalisme ouvrier dans le transport routier des années 90, Roger Poletti n'a rien perdu de son franc-parler, ni de son esprit de combat. A la retraite depuis maintenant huit ans, l'homme au physique à la Lino Ventura garde un oeil sans concession sur son ancienne profession.
Prix bas, Gayssot se fâche
(Rediffusion du 24 juin 2010) Pour l'ancien ministre des Transports, le prix du transport routier de marchandises n'est pas fixé à sa juste valeur. Pour le restaurer et lutter contre les prix trop bas, la profession doit d'abord commencer par défendre ses propres intérêts, déclare-t-il.
Les heures des chauffeurs n'ont pas explosé
Pour Françoise Gleize, déléguée régionale de la chambre syndicale des transporteurs routiers (FNTR Languedoc), la situation des transporteurs n'est pas mirobolante. Après une petite embellie, l'atonie est revenue sur la région, mis à part pour les activités liées au tourisme.
La prochaine économie se fera sur les emplois
Si la FNTR n'avait pas répondu présent à l'invitation de Dominique Bussereau pour faire un point sur les Etats généraux du transport routier, Catherine Pons y était pour l'Unostra. L'occasion pour la présidente de rappeler les difficultés de la profession, et d'assurer que dans ces conditions, les entreprises ne pourraient pas financer les ambitions des Etats généraux.
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