Fret SNCF, TLF aime l’esprit de la réforme
Limiter les déficits des entreprises et des services publics s'impose comme une condition impérative de la survie économique de notre pays et chacun, à sa place, doit y contribuer. C'est pourquoi, parmi les premiers, TLF a plaidé et agi en faveur d'une complémentarité modale intelligente en soutenant et finançant l'Association " Objectif OFP ". Véritables PME ferroviaires, les opérateurs ferroviaires de proximité visent déjà à mutualiser les flux en créant les conditions de convois mono, multi clients ou multi-lots au sein d'un périmètre délimité. Quelques résultats ont déjà été obtenus.
Un plan qui va dans le bon sens
Le nouveau plan de transport proposé par Fret Sncf affiche des ambitions beaucoup plus larges et tend à formuler une offre multi-lots et multi-clients en créant des services d'axes entre zones économiques permettant d'effectuer au moins trois allers-retours par semaine. On sait qu'au-delà des considérations écologiques ou environnementales, des pans complets de l'industrie française ont besoin d'un service ferroviaire opérationnel : la sidérurgie pour des raisons organisationnelles et de sécurité et l'automobile représentent des utilisateurs majeurs du ferroviaire ; la chimie, industrie dont un certain nombre de matières dangereuses ne peuvent utiliser la route et les loueurs de wagons, le sont aussi et, pour ce qui concerne plus particulièrement TLF, les commissionnaires de transport ferroviaire dont les efforts ont toujours tendu à maintenir, dans des conditions parfois difficiles, des trafics importants en attendant les effets du processus de remise à plat technique et la démonstration de la capacité d'adaptation du dispositif promis par Fret Sncf.
Encore un effort
Dans ces conditions et après la dissipation de quelques malentendus, TLF propose que s'engage rapidement entre Fret Sncf et les représentants des secteurs économiques concernés par ces évolutions, un dialogue nécessairement constructif et limité dans le temps pour réfléchir à la meilleure adéquation possible entre les contraintes de l'opérateur ferroviaire et les besoins des chargeurs, commissionnaires et autres utilisateurs ou sous-traitants du rail.
Des réponses devront être apportées à des questions essentielles :
Comment éviter un transfert important de l'activité vers le transport routier ?
- omment garantir la nécessaire continuité tarifaire promise sans laquelle la nouvelle offre Fret SNCF ne sera plus compétitive ?
- comment assurer l'adaptabilité de l'outil ferroviaire et des ses tarifs aux contraintes du marché qui définissent les volumes de flux indépendamment de la volonté des chargeurs ou organisateurs de transport ?
- quel contrat-type ferroviaire adopter ?
- quels délais seront nécessaires, en tenant compte de la volonté de Fret SNCF d'agir rapidement, pour construire le nouveau dispositif en évitant des erreurs initiales qui pourraient compromettre sa mise en place ?
Demande d'entretien à Pierre Blayau
Aussi, TLF, en toute responsabilité, soucieuse de l'intérêt de ses adhérents et consciente de la difficulté de la tâche entreprise, va solliciter une première entrevue avec Pierre Blayau, Directeur général de Fret SNCF pour dissiper tous les malentendus qui ont pu naitre d'un récent communiqué et rechercher des solutions consensuelles, favorables à toutes les parties.

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Tout le monde pleure pour avoir des camions
(Rediffusion du 26 juillet 2010) Si ce n'est pas une reprise, cela y ressemble. Depuis quelques semaines, chargeurs et commissionnaires s'affolent : plus moyen de trouver de camions... Les transporteurs en profitent pour devenir plus exigeants sur les prix. Même si cela ne dure pas, c'est toujours ça de pris.
Bussereau-FNTR : un partout la balle au centre
Sur les stades de football, on s'envoie des noms d'oiseaux à la figure sans scrupule. Entre le ministère des Transports et la FNTR, les échanges sont plus policés mais tout aussi viriles. En témoignent ces courriers où derrière le vernis, on devine une inimitié qui ne se cache même plus.
Mettre la pression sur les patrons
Personnage charismatique du syndicalisme ouvrier dans le transport routier des années 90, Roger Poletti n'a rien perdu de son franc-parler, ni de son esprit de combat. A la retraite depuis maintenant huit ans, l'homme au physique à la Lino Ventura garde un oeil sans concession sur son ancienne profession.
Prix bas, Gayssot se fâche
(Rediffusion du 24 juin 2010) Pour l'ancien ministre des Transports, le prix du transport routier de marchandises n'est pas fixé à sa juste valeur. Pour le restaurer et lutter contre les prix trop bas, la profession doit d'abord commencer par défendre ses propres intérêts, déclare-t-il.
Les heures des chauffeurs n'ont pas explosé
Pour Françoise Gleize, déléguée régionale de la chambre syndicale des transporteurs routiers (FNTR Languedoc), la situation des transporteurs n'est pas mirobolante. Après une petite embellie, l'atonie est revenue sur la région, mis à part pour les activités liées au tourisme.
La prochaine économie se fera sur les emplois
Si la FNTR n'avait pas répondu présent à l'invitation de Dominique Bussereau pour faire un point sur les Etats généraux du transport routier, Catherine Pons y était pour l'Unostra. L'occasion pour la présidente de rappeler les difficultés de la profession, et d'assurer que dans ces conditions, les entreprises ne pourraient pas financer les ambitions des Etats généraux.
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