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19/01/2012 | Économie

Sarkozy débloque 430 millions d'euros pour lutter contre le chômage Accès libre

En convoquant un "sommet social d'urgence", Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi des mesures contre le chômage. Selon lui, "la gravité de la crise impos(ait) de prendre des décisions".

À trois mois de la présidentielle en France, Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi des mesures contre le chômage au cours d'un "sommet social d'urgence" destiné à démontrer sa détermination à affronter les difficultés à un moment où sa popularité reste au plus bas. La ministre du Budget et porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a affirmé mercredi sur BFM TV que certaines de ces mesures seraient "à effet immédiat" et pourraient "entrer en vigueur à partir du 1er février". Le président a chiffré à 430 millions d'euros le coût total des mesures, qui seront financées via le "redéploiement" de crédits déjà existants afin de "ne pas accroître nos déficits", a-t-il dit sans entrer dans le détail du financement.

Doper l'activité

Cet argent devra essentiellement servir à doper l'activité à temps partiel (140 millions), à supprimer pendant six mois les charges liées à l'embauche des jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises de moins de 20 salariés (100 millions) et à aider à former des chômeurs "très éloignés de l'emploi" (150 millions). À l'issue de ce "sommet de crise" réuni à l'Elysée, les syndicats ont salué quelques avancées, notamment sur la prise en charge du chômage partiel, mais ont dénoncé le "flou" de leur financement.

Rencontre très riche

La représentante du patronat Laurence Parisot s'est de son côté réjouie d'une rencontre "très riche" avec "deux consensus", sur l'emploi des jeunes et la formation. La réunion s'est déroulée dans un contexte de tensions après l'abaissement de la note de la dette à long terme de la France par l'une des trois grandes agences de notation, Standard and Poor's, et l'envolée du chômage qui atteint les 10% de la population active.

Gravité de la crise

Nicolas Sarkozy, qui ne devrait pas annoncer avant mars sa candidature, a annoncé dans son discours d'ouverture du sommet que "la gravité de la crise impos(ait) de prendre des décisions" et qu'on ne pouvait "pas attendre les échéances politiques pour décider", faisant allusion au scrutin présidentiel des 22 avril et 6 mai. Avant la rencontre, le président avait prévenu qu'il tâcherait, jusqu'au bout de son mandat, de réformer la France. Il avait fait de la TVA sociale - réforme du financement de la protection sociale passant par un allégement du coût du travail et une hausse de la taxe - une priorité.

Abaisser le coût du travail

Mercredi, M. Sarkozy n'a donc pas prononcé les termes de "TVA sociale", mais souligné la nécessité d'abaisser le coût du travail par "une diversification accrue des sources de financement" de la protection sociale. Il a confirmé à l'issue de la réunion qu'il rendrait "avant la fin du mois" sa décision sur ce "chantier" ainsi que sur la flexibilité du temps de travail, deux mesures impopulaires contre lesquelles syndicats et opposition se battent. Redoutant la remise en cause du modèle social français, les syndicats des salariés s'étaient rendus sans hâte à ce sommet de crise. "La perte de notre triple A (...) ne doit pas autoriser le gouvernement à une remise en cause de notre modèle social", a ainsi déclaré le numéro un de la CFDT (réformiste) François Chérèque.

Stratégie de campagne

Sur la finance, Nicolas Sarkozy a redit sa "détermination totale à agir sur la taxe sur les transactions financières", se réjouissant d'avoir "déjà convaincu l'Allemagne et l'Espagne". Il a aussi évoqué le besoin de nouveaux logements sociaux et un soutien à l'industrie. La multitude des thèmes abordés au cours du sommet social a été abondamment commentée par les médias. Certains y ont vu une stratégie de campagne du président-candidat, toujours distancé dans les sondages par le socialiste François Hollande. "A la fin de son quinquennat, Nicolas Sarkozy semble découvrir la gravité de la situation", a ironisé un proche conseiller de M. Hollande, Jean-Marc Ayrault. "Tout ça est navrant, tout ça est le symbole d'un échec", a-t-il dit.

Sommet antisocial

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Paris pour dénoncer un sommet "antisocial" convoqué "pour la forme". Elles ont déploré qu'une fois encore, après deux plans de rigueur successifs, un effort soit encore demandé aux salariés.

(Source : AFP)

 

Dernières réactions
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    Encore des rustines sur une jambe de bois. Pourquoi ne pas avoir mis 5 millions sur la table pour sauver SeaFrance, 1/2 millions pour garder Lejaby en France, pourquoi ne pas avoir prêté 200.000 euros à Johan pour sauver sa capacité financière ? Voilà de vraies mesures, mais il paraît que les commissaires de l'Europe ne sont pas d'accord et là, je me dis que les électeurs qui ne vont pas voter ne sont pas à blâmer vu que ce ne sont plus nos élus qui gouvernent...

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    Par latendress (19/01/2012)

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