Neige, principe de précaution absurde
"Intempéries, trop de principes de précaution nuit gravement à l'économie" fustige TLF qui se dit "scandalisée" par la manière dont ses conducteurs et ses entreprises ont été traités par les services de l'Etat au cours des derniers épisodes hivernaux.
"Nous comprenons que des mesures de précaution soient prises pour assurer la sécurité des usagers de la route mais nous nous opposons à la mise en œuvre du principe de précaution absurde qui est appliqué par l'Etat depuis mi-décembre", expose la fédération. Absurde ? TLF s'en explique : ce principe a été "poussé à l'extrême et sans coordination entre les services de l'Etat d'un même département et très souvent sans aucune interactivité avec ces mêmes représentants dans les départements limitrophes".
Des milliers de véhicules bloqués pour rien
"Depuis mi-décembre, nos poids lourds et nos conducteurs ont été bloqués à de multiples reprises entre 12 et 24 heures, à moins de 10 kilomètres de leurs dépôts, sans justification réelle liée aux conditions météorologiques locales. Des interdictions de circulation sur des axes pourtant dégagés ou non touchés par les intempéries ont été arrêtées par les préfets. Des milliers de véhicules bloqués pour rien, sans qu'aucune distinction ne soit faite par les forces de l'ordre et les services départementaux de l'équipement entre des conducteurs régionaux proches de leur destination finale et de grands routiers européens traversant notre pays. "Jamais il n'a été pris en compte la spécificité de chargements périssables, sensibles ou dangereux", regrette TLF.
TLF indiquait au Parisien que, globalement, l'immobilisation d'un camion est de l'ordre de 700 € par jour. L'an passé, la vague de froid, qui avait été beaucoup moins importante, aurait coûté aux entreprises de transports 150 M€.
"Les adhérents de TLF ne subiront plus sans réagir les décisions arbitraires et les déficiences des services de l'Etat alors que les délégations régionales de TLF demandent depuis des années à participer aux opérations de délestage et aux cellules de crise. Une grande partie de ces difficultés aurait pu être évitée si une telle concertation avait existé", conclut la fédération.
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