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10/03/2010 | Aucune Thématique

"Le gazole sème le chaos dans tous les sens" Accès libre

Parfois, il faut savoir faire preuve de persévérance. Après avoir subi un plan de redressement de 2006 à 2008 et la crise économique en 2009, les Transports Barcos sont toujours debout. Rencontre avec Bernard Martin, directeur général de l'entreprise tarbaise, pour qui le contexte actuel demande de la méthode.

Flash Transport : Bernard Martin, directeur général des Transports Barcos, répond à nos questions. Vous vous présentez comme une PME dimensionnée, qu'est-ce que vous entendez par là exactement ?

Bernard Martin : Nous sommes une entreprise qui a su s'implanter sur tout le territoire. Nous avons 6 sites d'exploitation et de logistique en façade atlantique et en façade méditerranéenne. Cela intéresse les chargeurs, car ils souhaitent toucher plusieurs zones géographiques. Après s'être tournés vers les grosses sociétés de transport routier, ils privilégient aujourd'hui la proximité et reviennent vers des entreprises plus modestes. Nous avons réalisé un chiffre d'affaires de 22 millions d'euros entre le 1er avril 2008 et le 31 mars 2009.

F.T. : Justement, comment qualifieriez-vous votre relation avec les chargeurs ?

B.M. : Ils ont deux obligations. La première consiste à tenter de faire baisser les prix. La seconde exige de disposer d'un parc routier important et réactif pour prendre en charge tous leurs volumes. Mais le contexte économique très fragile que nous connaissons aujourd'hui les oblige à se modérer. Chacun attend la reprise et en attendant, le parc a diminué. Si l'activité augmente demain, il risque d'y avoir un problème de réceptivité du flux. Il ne faut pas oublier que toutes les sociétés de TRM se sont redimensionnées pour s'adapter au marché.

F.T. : Quelle est la situation pour vous aujourd'hui ?

B.M. : Le gazole sème le chaos dans tous les sens ! Les coûts autoroutiers augmentent et le gouvernement a souhaité passer en force en décembre 2009 un accord salarial qui rogne encore sur nos marges. Déjà qu'elles sont très serrées, cela n'est pas possible. D'autant que cette revalorisation salariale globale n'avait pas lieu d'être car elle concernait avant tout le secteur de la messagerie, pour qui elle était justifiée. Pas pour nous.

F.T. : Depuis quand existent les transports Barcos ?

B.M. : Depuis 1930. Nous avons vécu un plan de redressement de juin 2006 à mars 2008, mais depuis, nous avons retrouvé pignon sur rue, et nous sommes présents sur la France, mais aussi sur les pays de proximité (Espagne, Allemagne, Italie, Pays-Bas,...). Nous couvrons ponctuellement, et pour des raisons commerciales, des zones plus éloignées, comme les pays de l'Est. Quand la demande se fait sentir.

F.T. : Que signifie pour vous votre participation à la SITL ?

B.M. : C'est la première fois que nous participons d'une façon active à cette manifestation. Nous faisons partie du groupement FLO depuis quinze ans, et cette année, nous avons un calendrier de rendez-vous et sommes à la recherche de business !

F.T. : Quel est votre domaine de prédilection ?

B.M. : Principalement les marchandises générales. Parallèlement, nous avons des pools spécifiques en frigorifique pour servir le Sud-Ouest et le Sud-Est. Nous disposons aussi de bennes céréalières, car nous sommes dans une région agricole. Nous desservons les coopératives avec des engins de pulvérisation alimentaire, ainsi que de pulvérisation ciment. Nous disposons de surfaces d'entreposage de 40.000 mètres carrés, sur trois sites : Bayonne (64), Tarbes (65) et Béziers (34). Et nous faisons également de la distribution d'hydrocarbure régionale.

F.T. : La crise de 2009, comment l'avez-vous vécue ?

B.M. : En faisant preuve de méthode, d'organisation et d'un certain humanisme. Nous avons dû quitter des méthodes familiales pour nous diriger vers le mode d'organisation d'un grand groupe, et cela implique une forte réactivité aux évènements, de l'organisation et un dynamisme commercial. Nous avions 280 salariés en 2007 et il nous en reste 200 aujourd'hui. C'était le prix à payer pour être toujours présents et s'adapter à nos nouvelles obligations.

F.T. : Cela englobe-t-il l'obligation de diminuer vos émissions carbone ?

B.M. : Tout à fait. Nous avons entrepris un renouvellement de notre parc et nous avons 52 moteurs aux normes Euro 5 sur une flotte qui compte 370 cartes grises dont 145 moteurs. Nous sommes à la veille de la signature d'un contrat de quatre ans avec l'Ademe. Cela nous engagera à diminuer nos émissions de CO2 et nous obligera à aller vers un renouvellement total du parc. Il y aura des vérifications de nos progrès chaque année. En échange, nous recevrons un label, qui nous permettra de concourir vis à vis des chargeurs qui exigent cette certification.

Les transports Barcos seront présents à la SITL, du 23 au 26 mars, stand H060.

Propos recueillis par Jean-Christophe Manuceau

 

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Belgique 0,81 € 0,17 € 0,98 €
France 0,86 € 0,17 € 1,03 €
Italie 0,88 € 0,17 € 1,05 €