Flash Transport : Alexandre Michel, quel bilan dressez-vous au début du troisième trimestre 2011 ?
Alexandre Michel, P.-D.G. de Transalliance : Notre chiffre d'affaires a diminué de 20% à la suite de la crise. Cette année, il devrait s'établir à 560 millions d'euros, avec une petite progression. Le début d'année a été très bon. Pour la suite, nous verrons bien. Tous les industriels sont en train de faire leur budget actuellement et personne ne peut dire que ce sera fulgurant. Nous savons de toute manière qu'il faut continuer à se réinventer et à faire de la recherche, comme nous l'avons fait pendant la crise de 2008/2009.
F.T. : C'est-à-dire ?
A.M. : Nous avons laissé passer l'orage et profité de cette période particulière pour anticiper de deux ans notre programme de réorganisation interne. Nous nous sommes ainsi organisé en business unit. De même, nous avons accéléré notre informatisation, avec la localisation de nos remorques qui est en train de se déployer actuellement. Ce fut également l'occasion de réunir plusieurs clients de manière à définir un référentiel du métier, qui nous permet de mieux nous positionner sur leurs activités. Nous avons ainsi lancé un bureau d'étude, à même de travailler sur l'optimisation des parcours et l'étude des barycentres.
F.T. : Comptez-vous rattraper les 20% de chiffre d'affaires perdus pendant la crise ?
A.M. : Nous ne faisons pas une course au chiffre d'affaires à tout crin. Cela ne m'intéresse pas de faire du low cost, sinon autant changer de pays. Je ne rêve pas d'avoir un groupe multinational. Je préfère me positionner sur la qualité de nos prestations et apporter des solutions aux clients. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Transalliance a organisé cette journée technique pour ses principaux chargeurs. Nous montrons que nous apportons des solutions et nous savons les mettre en oeuvre.
F.T. : Que souhaitez-vous apporter à vos clients ?
A.M. : Nous avons souhaité que nos clients fassent la part entre la réalité et la fiction. Nous avons fait venir nos constructeurs Mercedes et MAN pour présenter leurs derniers modèles, notamment ceux qui fonctionnent aux énergies alternatives utilisées dans le groupe, comme l'hybride, l'électrique ou le gaz naturel. Chaque client peut ainsi voir comment on travaille et peut observer des solutions qui peuvent être réellement mises en oeuvre, dans une logique de développement durable. En tant que logisticien, nous servons d'interface entre les chargeurs et les solutions techniques. Nous nous positionnons de plus en plus sur la réflexion et de flexibilité. J'ai envie de diriger une entreprise moderne.
Propos recueillis par Grégoire Hamon.
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