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17/10/2011 | Aucune Thématique

Faites passer vos crédits plus facilement Accès libre

Alors que les banques, la faute à la crise, ont tendance à se montrer beaucoup plus regardantes pour accorder des crédits, il est bon d'informer les dirigeants sur l'existence de facilitateurs : les courtiers en entreprise. Explications sur ce nouveau métier avec Xavier Minet, courtier chez Proxis Financement.

Flash Transport : Xavier Minet, vous êtes courtier en entreprise chez Proxis Financement*. C'est un nouveau métier ?

Xavier Minet : En effet, cela existe depuis deux ans environ. Nous proposons aux entreprises qui ont des besoins de crédits pour financer un projet de passer par nos services pour optimiser leurs chances, gagner du temps, et de l'argent.

F.T. : Tout cela est bien tentant. D'autant qu'il semble que les banques aient donné un tour de vis.

X.M. : Depuis quelques semaines, nous le sentons. Elles sont plus regardantes. Toutefois, en passant par nous, une entreprise à plus de chance de voir son crédit accepté.

F.T. : Comment est-ce possible ?

X.M. : Nous ne passons pas par une agence, nous avons des liens avec les directions du marché. Nous envoyons les dossiers aux décideurs via extranet. On les connaît. On sait qu'untel ou untel ne prend plus de projet dans la pharmacie, l'immobilier ou autre et nous allons vers ceux qui ont encore de la place dans leurs portefeuilles pour des projets en adéquation avec les demandes que nous recevons.

F.T. : Vous parlez aussi d'un gain de temps.

X.M. : Comme tout se fait par informatique, plus besoin de se déplacer. Nous communiquons avec le chef d'entreprise par téléphone et il nous transmet les documents nécessaires à la constitution de son dossier par fax ou par mail. Une fois complété, celui-ci est envoyé par extranet. Nous avons la trace informatique des échanges et l'assurance qu'ils ne se perdent pas dans les méandres des banques. Et nous avons des réponses, positives ou négatives, en deux jours contre trente en moyenne par la voie classique.

F.T. : Qu'en est-il du gain d'argent ?

X.M. : Nous jouons un rôle d'appel d'offres. Nous mettons les banques en concurrence. Et puis nous avons des partenaires assureurs qui nous permettent de proposer des tarifs moins chers pour des services équivalents, voire supérieures. Au total, on peut arriver à des écarts de 30%. Ce qui peut faire passer un taux d'intérêt de 4,5% à 3,9%. Pour l'achat d'un véhicule, ce n'est pas grand-chose, mais quand il s'agit de financer un projet logistique, l'impact est énorme.

F.T. : Avez-vous le sentiment qu'il est plus difficile de faire passer un projet pour le secteur du transport que pour d'autres activités ?

X.M. : Je découvre encore le secteur du transport, mais j'ai déjà eu pas mal de dossiers d'affacturage ou de leasing à traiter. Les banques n'ont pas le même regard sur cette activité que sur celui de la pharmacie ou de la santé, pour citer un exemple, parce qu'il existe une incertitude sur l'avenir dans ce secteur. Les financeurs ont donc un regard plus pointu.

F.T. : Quelles sont les chances pour un transporteur de voir son financement accepté en passant par vous ?

X.M. : Nous permettons d'optimiser les choses, mais nous ne faisons pas de miracle. Si une entreprise connaît des difficultés, c'est à nous de lui souligner que sa priorité du moment n'est peut-être pas le financement et qu'il faut privilégier le redressement. Mais nous pouvons alors avoir un rôle de conseil pour l'aider par exemple à obtenir une subvention.

Propos recueillis par Valérie Chrzavzez.

* www.proxisfinancement.fr

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