Ils ont créé leur entreprise malgré la crise
Pouvoir annoncer non pas les difficultés mais la création d'une entreprise de transport permet de varier un peu
Affrètement International Logistics Transport, AILT pour faire plus court, est né en décembre dernier à Vitrolles. L'entreprise a deux papas : Guy Dubois et Vincent Montesinos. Deux « vieux routiers » qui sont arrivés dans le transport « par hasard » et y sont restés « par passion ». « Nous nous sommes rencontrés il y a longtemps, alors que Guy travaillait comme commercial dans un grand groupe, et que j'étais moi à l'affrètement », se souvient Vincent Montesinos. Puis le temps est passé et tous deux ont poursuivi leur carrière dans d'autres entreprises comme DHL, Exel Logistics ou encore TFE
avant de décider qu'il était temps de se lancer, seuls.
La qualité engendre la fidélité
Ensemble et avec quelques fidèles clients, ils ont lancé leur société en décembre dernier. « La crise débutait. Ce n'était peut-être pas le moment idéal mais, quatre mois plus tard, nous sommes arrivés au niveau que nous avions recherché. » Le secret de ce succès ? « Nous sommes une petite structure. Chez nous, il n'y a pas de petits clients, tous sont importants. Et notre taille nous permet d'être toujours à l'écoute et de proposer des solutions personnalisées, d'être réactifs, et d'assurer le suivi de nos transports avec une communication permanente avec nos clients
Contrairement à une plus grande structure, où il y a tellement de choses à faire, nous sommes plus disponibles pour nos clients : nous attachons une grande importance au relationnel. C'est un métier où cela compte particulièrement, plus que le nom ou la notoriété de l'entreprise. » C'est Ainsi que M. Montesinos s'enorgueillit de travailler depuis 6 ans avec les mêmes clients qui l'ont suivi « de boutique en boutique ».
Respect des sous-traitants
Pour l'heure, l'entreprise fait 80% de son activité en commission de transport et 20% en mise à disposition de véhicule, grâce à deux chauffeurs. « Nous avons pour ambition, dès que cela sera possible, de faire du transport en propre », assure Vincent Montesinos. « Nous n'avons pas l'ambition de devenir très gros. Pas celle de tout prendre, plutôt de nous contenter de faire peu, mais bien. Nous voulons continuer à faire de la qualité et préserver nos relations avec nos clients. » L'entreprise propose aussi de faire de la livraison finale : « Nous avons aussi des gens qui chutent chez nous pour que nous livrions sur Marseille ».
Savoir dire non à certains clients
S'il chouchoute ses clients, Vincent Montesinos assure soigner aussi ses sous-traitants. « Je ne suis pas d'accord avec les critiques qui voudraient qu'il y ait une guerre fratricide entre commissionnaires et transporteurs. Nous avons besoin les uns des autres. Nous avons conscience que l'on ne peut pas vendre n'importe quoi. On connaît les prix du marché et on ne brade pas nos prix. Si on dégage une marge, ce n'est pas pour léser les transporteurs. Mais peut-être qu'une petite structure comme la nôtre a plus de facilités à proposer de bons prix à ses transporteurs en ce moment, car nous avons moins de charges. Quand je prends 100 pour un fret je peux céder 80, là ou une plus grosse entreprise ne pourra peut-être reverser que 60
Mais on sait aussi dire non un client. On veut pouvoir payer nos sous-traitants correctement. »
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