On ne pourra pas endiguer l'invasion de l'Est
La clarification de la définition du cabotage met un terme aux velléités de certains pays qui entendaient invoquer « les perturbations graves du marché national » pour restreindre l'accès à leur marché.
Mais Bruxelles s'est engagé à ce que ce nouveau règlement soit assorti de mécanismes de contrôle efficaces...
Ils vont pouvoir caboter à tout va pendant un an
Dès l'année prochaine, le cabotage ne sera plus autorisé que pour trois cabotages dans les sept jours qui suivent un transport international. Ainsi en ont décidé les trois institutions européennes : Commission, Parlement et Conseil. Ce nouveau règlement a pour l'objectif de clarifier le caractère temporaire du cabotage, dont l'interprétation variait d'un Etat membre à l'autre. Il devrait rentrer en vigueur dans tous les pays de l'Union six mois après sa publication au Journal officiel. Soit, au mieux, à partir de mars 2010.
Aucune dérogation
Mathieu Grosch, rapporteur du Parlement européen, n'a donc pas obtenu une libéralisation complète du marché de transport routier dès 2014, comme le souhaitaient certains Etats tels que les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le Portugal, l'Irlande, le Danemark, ainsi que la plupart des pays de l'Est de l'Europe. Sa proposition d'accorder aux Etats la possibilité de conclure des accords bilatéraux moins restrictifs s'est également heurtée au véto de la Commission, au nom de la non-discrimination. Mais la Commission s'est engagée à soumettre un rapport sur l'évolution du marché en 2013 afin de déterminer si les conditions sociales de travail dans le secteur justifient encore un maintien des restrictions.
Petit retard prévu en France
En France, l'amendement destiné à restreindre la pratique du cabotage est déjà même passé au Sénat, inséré presque comme un passager clandestin dans un projet de loi sur la régulation ferroviaire. Cet amendement doit ensuite passer à l'Assemblée nationale, ce qui devrait être le cas « en avril ou en mai » si l'on se fie aux estimations du cabinet de Dominique Bussereau. « De plus, après le vote définitif, il faut encore compter entre deux à quatre semaines pour qu'il puisse être promulgué. Je doute que les restrictions au cabotage routier soient introduites avant le 1er mai », estime Nicolas Paulissen, délégué général adjoint à la FNTR.
Espace Abonnés
A la une
Furet et pigeons dans le même camion : attention danger
Un remake de Massacre à la tronçonneuse a eu lieu dans la remorque d'un poids lourd, sauf qu'à la place de l'engin électrique sévissait un... furet ! Et les victimes n'étaient pas des humains mais des pigeons. Comme quoi, il peut être utile de sécuriser sa cargaison avant de prendre la route.
Un transporteur allemand accusé de dumping social
Le syndicat allemand des services (Verdi) a pris en grippe un transporteur de la région de Hesse. Les Transports Pfeiffer, 260 salariés et 60 PL, sont accusés de payer des salaires bruts de 1.200 euros par mois. Soit un taux horaire est de 5,77 euros alors que les conventions collectives régionales fixent la rémunération à 11,21 euros.
Privé de permis ? Envoyez le chauffeur en vacances
Un licenciement sec et sans préavis. Voilà ce qu'avait subi ce chauffeur routier allemand après que son employeur ait constaté qu'il avait perdu son permis de conduire. Mais c'était compter sans les juges qui ont estimé que le licenciement était abusif.
Un bureau des plaintes pour les chauffeurs
Une amende injustifiée, une sanction abusive ? Chauffeurs, connectez-vous sur Internet. L'IRU met à votre disposition un bureau des plaintes. Un outil créé dans le but de garantir une application efficace et harmonisée de la législation communautaire des transports routiers mais qui ne permet pas de lancer un recours ou une objection.
Faut-il interdire l'alcool pour les conducteurs routiers ?
Le gouvernement belge étudie une proposition pour abaisser le taux d'alcoolémie de 0,5g à 0,2g. La principale fédération de transporteurs belge, la Febetra, souhaite abaisser le taux d'alcoolémie à 0g pour les chauffeurs routiers. (Rediffusion du mercredi 4 janvier 2012)
Italie : levée du blocus, 11 arrestations
En Italie, le syndicat Transportounito, à l'origine du mouvement de blocage, a demandé hier de lever le blocus. Pourtant, de nombreux incidents ont encore émaillé cette journée de mercredi, donnant lieu à plusieurs arrestations. Une partie des approvisionnements en carburant et denrées périssables est coupée.
S'abonner à la newsletter
Prix du gasoil
| HT | TVA | TTC | |
|---|---|---|---|
| Espagne | |||
| Belgique | |||
| France | |||
| Italie |


