Cabotage : le sujet qui fâche
La diffusion par France 2 dans l'émission Envoyé Spécial du reportage "Les nouveaux esclaves de la route" a relancé le débat sur le cabotage dans le TRM. Si certains justifient les pratiques pourtant "limites" de ND, d'autres s'insurgent contre un phénomène qui ne fait qu'accentuer le malaise dans un secteur livré à la concurrence internationale. Retour en détail sur les réactions.
Aidez-nous, ce que nous faisons est illicite
Le reportage sur les "nouveaux esclaves de la route" continue de faire couler beaucoup d'encre. Quelques gouttes ont servi à la CFTC qui a écrit au président Nicolas Sarkozy, au ministre des Affaires sociales et au secrétaire d'Etat aux Transport afin d'attirer leur attention sur "l'utilisation et le prêt de main d'oeuvre illicite", ainsi que sur "le travail dissimulé effectué par le groupe Norbert Dentressangle".
Les méthodes de Norbert ne le choquent pas
Non, le groupe Norbert Dentressangle n'est pas un diable rouge. Il n'est pas plus mauvais payeur que d'autres et surtout ne fait qu'appliquer au transport le phénomène de délocalisation qui existe depuis de nombreuses années dans l'industrie. A cela une explication : le travail coûte trop cher en France. Ce plaidoyer pour le groupe ND nous est adressé par un exploitant.
Dentressangle et les esclaves de la route
La direction du groupe Norbert Dentressangle a dû voir rouge hier soir lors de la diffusion sur France 2 du reportage d'Envoyé Spécial, qui montrait une entreprise faisant travailler en France des chauffeurs de l'Est à moindre prix. Une vision peu flatteuse de ce géant du transport.
FNTR : "La profession a été salie"
Envoyé Spécial, suite. Estimant que dans le reportage diffusé jeudi dernier les entreprises ciblées ont été "caricaturées", la FNTR juge que la profession a été "salie" et s'en indigne dans un communiqué.
Envoyé Spécial : "Je suis écoeurée"
Choquée par le reportage de France 2 consacrée aux "Esclaves de la route", la responsable des Transports Strabert a pris la plume pour écrire au président de la République afin qu'il n'y ait pas d'amalgame entre les PME du transport et les gros groupes qui "détruisent" le pavillon français.
Envoyé Spécial : Les nouveaux esclaves de la route
En abordant le sujet épineux du cabotage, l'émission Envoyé Spécial entend démontrer que l'exploitation des routiers de l'Est menace la sécurité routière. Rendez-vous jeudi soir à 20h40 sur France 2.
Esclaves de la route : vos réactions
Entre coup de gueule et écoeurement, vous avez été nombreux à voir le reportage sur les nouveaux esclaves de la route et presque autant à réagir. Voici quelques unes des réactions que nous avons pu recevoir.
Blocages chez Norbert Dentressangle
Inquiets pour leur avenir, les chauffeurs du géant rouge bloquent actuellement les sites de Thiant et d'Autun. Le groupe de transport, comme ses confrères, subit lui aussi des pressions à la baisse des prix.
Low cost : des profits et des hommes
Le récent reportage d'Envoyé spécial sur les "esclaves de la route" a mis en lumière "comment la mise en place d'une économie de marché délocalisée amène à des situations de travail inimaginables", constate l'OTRE qui dénonce une société où le profit passe avant tout autre considération, mais met en garde contre les amalgames.
ND : les chauffeurs inquiets par le low cost
Dans le Nord de la France, les chauffeurs du groupe Norbert Dentressangle ont peur de l'arrivée de confrères des pays de l'Est, payés moins chers. A Valenciennes, une grève a démarré à la suite de licenciements alors qu'à Calais, les chauffeurs s'inquiètent de l'arrivée de "renforts" polonais.
Ecotaxe, Novatrans, Sernam : le flash de la semaine
Semaine du 07 au 11 mai. Retrouvez sous forme condensée l'essentiel de l'actualité de la semaine passée sur la planète transport.
En perdant son seul client il a tout perdu
En misant sur un seul cheval, on risque la faillite. Telle est la morale de la triste histoire survenue à un transporteur allemand. Durant dix ans, il avait grossi au rythme de son principal et quasi unique client. Mais quand celui-ci a connu un revers de fortune, il l'a entraîné dans sa chute. (Rediffusion du mardi 3 avril 2012)
"Les salariés du transport routier se savent condamnés"
"Le monde du transport est assis sur une poudrière, de plus en plus de transporteurs "français", et non des moindres, jouent avec les règles et incitent les conducteurs à ne pas les respecter." C'est le point de vue de Jean Lou, CGT, qui a fait réagir un autre de nos lecteurs. (Rediffusion du vendredi 30 mars 2012)




