Hausse de salaires : les PME en colère
Après l'accord social sur les salaries signé, pour les patrons par TLF seulement, les patrons de petites entreprises s'inquiètent. Comment vont-elles pouvoir passer ces hausses auprès de leurs salariés. Peu estiment pouvoir demander des hausses à leurs clients. Témoignages entre résignation et colère.
Salaires, un préjudice pour les PME ?
La pilule semble dure à avaler pour les petits patrons. S'ils indiquent comprendre les motivations de leurs chauffeurs, ils devront tirer un peu plus sur la corde pour assumer ces hausses. Les cas des transports Robert et Sartori vus à travers la presse régionale.
J’ai peur que les chauffeurs soient déçus !
Vendredi dernier, un accord salarial a été conclu entre le ministère des Transport et TLF levant la menace de grève. Sur le principe, peu de dirigeants s'opposent fondamentalement aux revendications de leurs roulants. En pratique, la pilule passe moyennement…car ils vont devoir revoir leurs feuilles de calculs pour répercuter cette hausse ailleurs. Ce transporteur livre ses réactions à chaud.
Les salaires avaient déjà augmenté…
Quelques jours après l'annonce de la signature d'un accord salarial avec le gouvernement, les avis des observateurs divergent. Alors que bon nombre de dirigeants s'inquiètent de sa répercussion économique l'an prochain, d'autres, comme cet entrepreneur, s'interrogent sur la manière dont ces négociations ont été menées.
Tout va dépendre de nos clients
Comment accepter de telles hausses de salaires en ce moment. Pour ce petit patron, il ne fallait pas accepter. Maintenant que c'est fait il faut passer des hausses aux clients. Ou il acceptent et ça passe, ou il y aura de la casse...
4%, nous sommes assommés
Pour cette responsable de transport de matières dangereuses, la hausse de salaires sera difficile à répercuter sus ses clients. Sur 4%, elle pense n'en faire passer que 1%.
Mieux vaut un accord que des barrages
On l'avait quitté en colère contre TLF (Voir Mory claque la porte de TLF), mais Alain Bréau ne garde pas rigueur au syndicat dont il fut le co-président puisqu'à propos de l'accord salarial passé vendredi entre son ex fédération et les syndicats, il déclare : "il fallait un accord pout éviter les barrages." Il s'en explique.
Ce n’est pas le bon moment pour passer des hausses
Les transports Sudre dressent un bilan de l'année qui s'achève tout en craignant l'absence de visibilité pour celle qui s'annonce. Spécialisée dans l'industrie automobile, l'entreprise a subi les affres d'une conjoncture capricieuse jusqu'au printemps. Aujourd'hui, son dirigeant comprend la motivation des chauffeurs, mais redoute qu'une augmentation des salaires n'aggrave encore les choses pour ses confrères les plus fragiles.
On va quand même tenter de répercuter la hausse
L'accord salarial sur les salaires continue d'inquiéter, voire d'indigner des petits patrons du transport routier. C'est le cas de Christine Gauran qui gère la société de transport de matières dangereuses Transervices Sud. Basée à Brax, près d'Agen (47), elle est également membre du conseil d'administration de l'OTRE Lot-et-Garonne.
Une incitation à délocaliser
L'accord salarial du 11 décembre, Yves Papion ne le voit pas d'un bon oeil. Pour le dirigeant ses Transports Papion à Trentels dans le Lot-et-Garonne (47),le risque majeur de cet accord est " qu¹il accélère le processus de délocalisation et de sous-traitance ".
Les chargeurs devront accepter des hausses
Après plusieurs jours de pourparlers avec le ministère des Transports, l'accord salarial signé vendredi dernier par TLF fait parler. S'il est vécu comme une bonne nouvelle pour les conducteurs, c'est une source d'inquiétudes pour les patrons. L'accord soulève pas mal d'interrogations de la part des chefs d'entreprises qui se démandent comment le répercuter.
Sernam, CTEC, ND : le flash de la semaine
Semaine du 30 janvier au 3 février. Retrouvez sous forme condensée l'essentiel de l'actualité de la semaine passée sur la planète transport.
Un transporteur exceptionnel en redressement
Spécialisée dans le transport exceptionnel, l'entreprise TLW Transports Leclerc de Bas-Lieu (Nord) a été mise en redressement judiciaire le 30 janvier, victime de la crise. Son dirigeant, Vincent Leclerc, n'a pas baissé les bras et souhaite trouver un repreneur.
Prix très bas : un affréteur pris à son propre piège
Pensant avoir trouvé un transporteur capable de faire Port-Saint-Louis-du-Rhône vers Vincennes, soit 800 km pour 150 euros, un affréteur s'est fait piéger. Ayant déjà vendu ce tarif, gonflé par ses 350 euros de marge, il s'est trouvé bien dépourvu lorsque le transporteur lui a dit qu'il s'était moqué de lui.





