Les chargeurs, responsables de la baisse des prix ?
Le bras de fer entre chargeurs et transporteurs se fait actuellement à l'avantage des premiers. Si certains chargeurs reconnaissent profiter de la situation - après tout, pourquoi se priver et refuser des prix à la baisse sans même parfois avoir à les demander ? - d'autres assurent ne pas abuser de la crise et de la surcapacité de transport, préférant jouer la carte du long terme dans leurs relations avec les transporteurs. Alors, anges ou démons les chargeurs ?
Ils ont recadré leurs transporteurs
La crise économique a modifié la relation entre les chargeurs et leurs transporteurs. Avec des prix de transport en baisse sur l'ensemble de l'année, il semble que certains donneurs d'ordres "profitent" de cette opportunité pour réorganiser leur panel de prestataires. En ligne de mire : la baisse du budget transport. Rencontre avec un chargeur, qui a tenu à rester anonyme.
Les chargeurs ne sont pas des profiteurs
A la veille du lancement des Etats généraux du transport, nous avons joint ce lundi, Christian Rose (AUTF), pour faire brièvement le point sur les relations entre chargeurs et transporteurs. Quelques éléments de réponse...
"Les chargeurs nous manipulent"
Pour Roland Bacou, transporteur à Coursan en redressement judiciaire, et président de la branche Languedoc-Roussillon de l'Unostra, les transporteurs font le jeu des chargeurs et des grands donneurs d'ordre en restant isolés, notamment face à des offres aux prix très bas.
On a les prix que l’on mérite !
Vous vous souvenez du linge plus blanc que blanc raillé par Coluche ? Eh bien, voici le transport moins cher que moins cher... Une nouveauté qui met en rage l'un de nos lecteurs qui réagit à l'article Nos appels d'offre nous ont rapporté gros ! Tout le monde en prend pour son grade.
Exigeant sur la qualité, moins sur les prix
Serait-il le chargeur idéal ? Alain May, responsable transport-douane pour la société Liebherr France à Colmar (68), parle contractualisation et partenariat lorsqu'on le questionne sur ses achats de transport. Ce "gros faiseur" de transport exceptionnel, qui fabrique des pelles hydrauliques sur chenille, a placé la barre très haut en termes d'exigence vis-à-vis de ses transporteurs. En contrepartie, le prix n'est pas sa priorité... Même si avec la crise, il devient plus regardant, car ce ne sont pas les tentations qui manquent…
"Nous préférons éviter les intermédiaires"
"On peut gagner sur les coûts de transport en revoyant sa façon de travailler avec ses prestataires et en en réduisant le nombre", constate Sylvie Laroque, responsable transport chez EMFI, une filiale de 3M qui fabrique des colles industrielles. Elle assure que l'entreprise, qui travaille avec 60% d'étrangers, n'abuse pas de la situation actuelle en exigeant des baisses tarifaires… mais reconnaît profiter des prix qui baissent sans même avoir à le demander.
"Les plus chers s’alignent pour garder les marchés"
La société Geismar fabrique du matériel pour l'entretien et la réparation des voies ferrées. Depuis Colmar (68), Eric Vautrinot, responsable transport du groupe, a accepté de nous renseigner sur ses relations actuelles avec les transporteurs. Difficile de résister à certaines propositions...
"Les transporteurs ne nous ont rien demandé"
Suite de l'entretien avec Karine Valtat, responsable client et transport chez McCormick France. Alors que débutent les Etats généraux du transport, cette donneuse d'ordres nous parle du marché. Elle hésite entre "légitimité" et "réalité". Explications.
"La guerre des prix s'est accélerée"
Si les relations entre chargeurs et transporteurs sont parfois tendues, la société McCormick France, spécialisée dans les épices et les aides aux desserts, souhaite développer des relations pérennes avec ses transporteurs. La responsable transport de l'entreprise, Karine Valtat, nous dévoile leur recette magique.
Sernam, CTEC, ND : le flash de la semaine
Semaine du 30 janvier au 3 février. Retrouvez sous forme condensée l'essentiel de l'actualité de la semaine passée sur la planète transport.
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Dans le cadre de notre rubrique de petites annonces, découvrez aujourd'hui une recherche d'emploi pour un poste de chauffeur routier à l'international.
Prix très bas : un affréteur pris à son propre piège
Pensant avoir trouvé un transporteur capable de faire Port-Saint-Louis-du-Rhône vers Vincennes, soit 800 km pour 150 euros, un affréteur s'est fait piéger. Ayant déjà vendu ce tarif, gonflé par ses 350 euros de marge, il s'est trouvé bien dépourvu lorsque le transporteur lui a dit qu'il s'était moqué de lui.






